Portraits d'adhérents

110°

RIEDEL Alix , Président

110 DEGRES

110 DEGRES

110° a pour objectifs de décarboner les procédés industriels consommant beaucoup de chaleur, ainsi que les réseaux de chaleur. Notre valeur ajoutée se situe dans le développement de centrales solaires thermiques clé en main afin de faciliter leur intégration dans le procédé de production.

En quelques lignes, pouvez-vous décrire votre parcours et la fonction que vous occupez actuellement ?

Fort de nombreuses années à développer des projets éoliens, je souhaitais mettre à profit toutes mes connaissances pour décarboner la chaleur, j’ai donc décidé de fonder 110° en particulier en utilisant le solaire thermique.

Quelles sont les missions et les valeurs de votre structure ?

110° a pour objectifs de décarboner les procédés industriels consommant beaucoup de chaleur, ainsi que les réseaux de chaleur. En utilisant le solaire thermique, une technologie fiable, éprouvée et prévisible, nous sommes en mesure de proposer à nos clients de la chaleur décarbonée, compétitive, décorrélée des marchés énergétiques, qui les aide à préserver leurs marges. Nous travaillons consciencieusement, en proposant des solutions créatives respectant les attentes de nos clients, en particulier en terme technique. Notre valeur ajoutée se situe dans le développement de centrales solaires thermiques clé en main afin de faciliter leur intégration dans le procédé de production.

Concrètement, comment se traduit votre engagement dans votre activité au quotidien ? Avez-vous le sentiment de faire un métier différent d’avant/des autres ?

Le thème est le principal changement dans mon métier : je suis passé de l’électricité à la chaleur. Et cela change beaucoup de chose : on parle débit, pression, température de départ, de retour, récupération de chaleur, calorifuge, tuyaux… Au-delà de ça, notre engagement se traduit par des actions transverses comme la comptabilité carbone pour chaque ligne budgétaire, le déplacement en train + vélo et enfin pour chaque projet,  nous avant l’ambition d’apporter notre édifice pour l’environnement en plus de la décarbonation.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ? Y a-t-il des idées reçues contre lesquelles vous devez lutter ?

La principale difficulté que nous rencontrons est la méconnaissance du solaire thermique et la confusion avec le photovoltaïque par le grand public. Il est indispensable pour nous de réexpliquer au début de chaque intervention afin que nos interlocuteurs comprennent bien que nous produisons de l’eau chaude, et non de l’électricité.

Nous devons ensuite les rassurer sur la capacité de notre projet à produire les quantités de chaleur promises : il y a eu beaucoup de contre-références. Depuis, la filière s’est organisée, des qualifications sont désormais nécessaires pour obtenir les subventions, elles-mêmes indispensables pour la rentabilité des projets. Nous garantissons le productible avec une Garantie de Résultat Solaire, qui nous engage auprès du bénéficiaire. L’énergie solaire thermique est très pertinente, en particulier pour des applications industrielles.

En adhérant au CD2E, quelle a été votre motivation première ? Avez-vous une attente particulière à nous faire partager ?

En adhérant au CD2E, ma motivation première été celle de pouvoir développer mon réseau. Je souhaiterais rencontrer plus d’entreprises. La région est aujourd’hui bien dotée en industries, ce serait donc une belle opportunité de pouvoir organiser davantage de rencontres avec les différents acteurs de la région.

En quoi l’adhésion du CD2E vous a-t-elle été bénéfique ? 

110° fait ainsi partie d’un écosystème régional, qui lui permet d’échanger sur différentes problématiques.

Pouvez-vous nous présenter un ou deux projets/réalisations dont vous êtes particulièrement fier/ en lien avec l’éco-transition ?

110° est une jeune entreprise et aucun de ces projets n’est encore sorti de terre. Néanmoins, nous sommes d’ores et déjà heureux de propager le solaire thermique dans les milieux industriels car cette énergie est réellement pertinente pour un grand nombre de secteurs et pour de nombreuses applications. Nos interlocuteurs et interlocutrices sont de plus en plus convaincus et envisagent désormais de l’utiliser, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années. Cela les amène à aller plus loin que de simplement consommer de l’énergie.

Quelle bonne pratique, chiffre clé, élément type « Le Saviez-vous ? » aimeriez-vous faire connaître ? 

La chaleur représente la moitié de l’énergie finale consommée en France, alors que le débat est focalisé sur l’électricité, qui ne représente qu’un quart. De surcroit, la chaleur est à 80% carbonée, c’est un important levier de décarbonation. Parlons plus de la chaleur renouvelable, et surtout agissons davantage !

Pour terminer, avez-vous un conseil ou un apprentissage à partager pour massifier/accélérer l’éco-transition ?

Selon moi, il faudrait davantage réfléchir en « mix ». Mix énergétique bien sûr. C’est-à-dire ne plus considérer qu’une seule source d’énergie peut s’autosuffire. Cela implique de penser aussi mix mobilité (marcher pour aller à 500m, utiliser le vélo pour 5km, le train pour 500km, etc.), mix économique (c’est-à-dire diversification), etc. C’est l’un des meilleurs moyens de garantir des résultats durables.