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Trash Score

Théo CAPRON , Directeur général et cofondateur de Trash Score

TRASH SCORE

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En quelques lignes, pouvez-vous décrire votre parcours et la fonction que vous occupez actuellement ?

su d’un Master 2 en conseil aux entreprises, j’ai construit mon parcours professionnel autour de l’accompagnement stratégique, de l’analyse de la performance et de la structuration de décisions à fort enjeu pour les organisations. Au fil de mes expériences, j’ai été confronté à un constat récurrent : la gestion des déchets, pourtant omniprésente dans les entreprises, restait largement sous-pilotée, peu comprise et rarement intégrée aux décisions stratégiques. Aujourd’hui, en tant que directeur général et cofondateur de Trash Score, je pilote le développement de l’entreprise, la structuration de notre méthodologie d’évaluation et l’accompagnement des entreprises, en particulier industrielles, sur leurs enjeux de performance environnementale, réglementaire et économique liés aux déchets.

Quelles sont les missions et les valeurs de votre structure ?

Trash Score a pour mission de transformer la gestion des déchets en levier de performance durable et de conformité réglementaire pour les entreprises. Nous accompagnons les organisations pour qu’elles passent d’une gestion subie des déchets à une lecture claire, mesurable et stratégique de leurs flux.
Nos valeurs reposent sur :
La clarté : rendre lisible un sujet souvent perçu comme complexe ou technique
L’indépendance : proposer une évaluation objective, sans conflit d’intérêt
L’impact : générer des bénéfices concrets, à la fois économiques, environnementaux et organisationnels
La pédagogie : embarquer les équipes et faire monter les entreprises en compétence

 

Concrètement, comment se traduit votre engagement dans votre activité au quotidien ? Avez-vous le sentiment de faire un métier différent des autres ?

Au quotidien, notre engagement se traduit par une approche très terrain : analyse des flux de déchets, compréhension des pratiques internes, lecture des obligations réglementaires et mise en perspective avec les enjeux économiques de l’entreprise.
Oui, nous faisons clairement un métier différent. Trash Score ne se positionne ni comme un simple prestataire déchets, ni comme un cabinet de conseil RSE généraliste. Nous intervenons à l’interface entre réglementation, performance économique et stratégie d’entreprise, avec un outil d’évaluation structuré qui permet aux dirigeants de piloter un sujet jusqu’ici peu objectivé.

 

Quelle est la principale difficulté que vous rencontrez ? Y a-t-il des idées reçues contre lesquelles vous devez lutter ?

La principale difficulté reste la sous-estimation stratégique du sujet déchets. Beaucoup d’entreprises pensent encore que : « le déchet est uniquement un poste de coût incompressible » ou que « le sujet est déjà géré par le prestataire ».
Nous luttons contre l’idée reçue selon laquelle la gestion des déchets serait un sujet purement opérationnel. En réalité, elle touche directement à la conformité réglementaire, à la maîtrise des coûts, à l’image de l’entreprise et à sa performance globale.

 

En quoi l’adhésion du CD2E vous a-t-elle été bénéfique ?

L’adhésion au CD2E nous permet de nous inscrire dans un écosystème régional structuré et reconnu, dédié à l’éco-transition. Elle nous offre des opportunités de mise en réseau, de visibilité et d’échanges avec des acteurs engagés, tout en renforçant la crédibilité de notre démarche auprès des entreprises et des partenaires institutionnels. Le CD2E constitue également un espace propice à la coopération et à la co-construction, en lien avec les enjeux de transition écologique des territoires.

 

Pouvez-vous nous présenter un ou deux projets/réalisations dont vous êtes particulièrement fier en lien avec l’éco-transition ?

Nous sommes particulièrement fiers d’accompagner des entreprises dans la structuration complète de leur pilotage déchets, là où il n’existait auparavant qu’une vision fragmentée ou partielle.
Grâce à notre approche, certaines entreprises ont pu :
Identifier des non-conformités réglementaires jusque-là invisibles,
Réduire significativement leurs coûts liés aux déchets,
Intégrer la gestion des déchets dans leur stratégie RSE et leur communication responsable.

 

Quelle bonne pratique, chiffre clé, élément type « Le Saviez-vous ? » aimeriez-vous faire connaître ?

La majorité des entreprises ne disposent pas d’une vision consolidée de leurs flux de déchets, alors même que la réglementation impose traçabilité, justification et conformité sur l’ensemble de la chaîne. Mesurer, structurer et piloter ses déchets est souvent le premier levier concret et accessible pour améliorer sa performance environnementale.

 

Pour terminer, avez-vous un conseil ou un apprentissage à partager pour massifier/accélérer l’éco-transition ?

L’éco-transition ne pourra se massifier que si elle est lisible, mesurable et économiquement compréhensible pour les entreprises. Mon conseil : commencer par objectiver les sujets, même imparfaits, plutôt que de les laisser dans l’angle mort. Quand les dirigeants disposent d’indicateurs clairs, l’éco-transition cesse d’être une contrainte pour devenir un véritable outil de décision et de compétitivité