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Solaire photovoltaïque en logement social : PHARE, la démarche qui veut changer d’échelle

Article publié le : 7 septembre 2026

Le 10 septembre, aux Rencontres de l’éco-transition, la démarche PHARE entre en scène. Portée par l’URH Hauts-de-France et le CD2E, elle réunit les bailleurs sociaux régionaux pour rendre le solaire photovoltaïque déployable à grande échelle sur le parc social.

Le photovoltaïque en logement social, des réussites encore isolées

Dans presque chaque organisme Hlm de la région, quelqu’un a déjà monté une opération photovoltaïque. Ça fonctionne. Puis arrive la question suivante : « Et sur les milliers d’autres bâtiments ? » Là ça se complique.  

Chaque bailleur fait face de son côté exactement aux mêmes sujets : 
➜ Un modèle économique qui tient sur une opération mais difficile à sécuriser au-delà de quelques sites, 
➜ Le cadre réglementaire mouvant : les règles de l’autoconsommation collective ont encore évolué en juin dernier, 
➜ Des montages juridiques et des questions de portage sans réponse standard, 
➜ Mais aussi le raccordement, l’exploitation, la relation aux locataires… 

Beaucoup d’énergie dépensée en parallèle chez les bailleurs pour résoudre les mêmes problèmes. PHARE part donc de ce constat très simple : ensemble on va plus loin.

© Photo URH
© Photo URH

PHARE, une démarche collective des bailleurs sociaux des Hauts-de-France

Construire un modèle reproductible, pas une opération unitaire de plus 

PHARE pour Photovoltaïque pour l’Habitat Accessible et la Résilience Énergétique. La démarche est portée conjointement par l’URH Hauts-de-France et le CD2E, dans la continuité du Pacte EnR. L’objectif est de réunir un groupe significatif de bailleurs pour :  

➜ Construire ensemble un modèle technico-économique reproductible (condition de la massification du solaire sur le parc social),  
➜ Collectivement lever les freins techniques, juridiques et réglementaires, 
➜ Peser dans les échanges avec la filière et les financeurs. 


Une inspiration est apparue juste à côté de chez nous : la Flandre, où 42 bailleurs sociaux réunis en coopérative ont réussi à faire de l’électricité solaire l’option la moins chère pour leurs locataires. Le droit français n’est pas le droit belge et le modèle ne se copiera pas tel quel. L’idée, elle, donne sérieusement envie de se lancer. 

Toitures de logements collectifs solarisées en Flandre. © Photo ASTER

Rendez-vous le 10 septembre à Loos-en-Gohelle 

Lors du temps consacré au sujet du passage de l’exemplaire à la norme, ils présenteront le dispositif : Emma Desette pour l’URH Hauts-de-France, Anne Giraud pour Partenord Habitat, Frédérique Seels pour le CD2E. La voix du mouvement Hlm, celle d’un bailleur engagé et celle de l’accompagnement technique. 

Un projet exemplaire, ça se visite. Une norme, ça se construit. Le 10 septembre, on commence à construire. Les premiers travaux collectifs s’ouvriront dans la foulée. 

Evènement gratuit avec inscription obligatoire
Déjeuner offert sous réserve d’inscription à la journée 
Lieu : CD2E Rue de Bourgogne, Base du 11/19, 62750 Loos-en-Gohelle