Les Rencontres régionales du bâtiment biosourcé 2026
Retour sur cette quatrième édition
Le 8 octobre 2026, le CD2E et Fibois Hauts-de-France ont réuni élus, maîtres d’ouvrage, industriels, négociants et entreprises pour les Rencontres régionales du bâtiment biosourcé. Une journée construite autour d’une conviction : des bâtiments publics confortables, sobres et accessibles, conçus en matériaux biosourcés, sont une solution concrète pour allier transition écologique, développement local et qualité d’usage.
Le message de la journée tient en une phrase : les chiffres, les solutions et les retours d’expérience sont là, il faut maintenant les généraliser. Comme l’a rappelé Yves Hustache, délégué général de l’AICB : « La filière est capable de produire 60 millions de m², donc de doubler les volumes. Les outils sont là : maintenant, il faut orienter le marché. »
Pour la suite, l’enjeu est de passer de l’expérimentation à la massification : que les projets exemplaires deviennent la norme dans les achats des collectivités, des bailleurs et des entreprises.
Toute la journée, les participants ont pu échanger dans une ambiance conviviale et détendue, autour de 28 stands tenus par des professionnels.
que s'est-il passé pendant ces rencontres ?
Le CD2E a réuni le temps d’une journée acteurs publics, entreprises, architectes, chercheurs et experts de la transition pour interroger ensemble les leviers de transformation du secteur du bâtiment. Retrouvez les comptes-rendus complets de chaque conférence, à télécharger.
Plénière d'ouverture : le marché des biosourcés
La plénière d’ouverture a posé le décor. Avec 32,7 millions de m² mis en œuvre en 2025 en France (+126 % depuis 2016) et près de 98 M€ de chiffre d’affaires, les isolants biosourcés pèsent désormais 11 % du marché de l’isolation en valeur. Chez Point.P, ils représentent 10 % des ventes d’isolants et « se commandent comme des laines minérales ». En région, le Pacte Bois Biosourcés confirme la dynamique : 630 000 m² réalisés en trois ans par ses signataires et 802 000 m² déjà identifiés à cinq ans.
Solutions constructives biosourcées, des solutions prêtes à l'emploi
En fin de matinée, sept entreprises ont présenté leur solution à travers un chantier réel : ossature bois, maçonnerie porteuse en terre crue, blocs de chanvre, panneaux de paille en ITE, carreaux de terre, ITE sèche sur fibre de bois et façades ossature bois préfabriquées. Point commun : des procédés désormais couverts par des ATEx, des Avis techniques ou des DTU, avec des cadences proches des techniques conventionnelles.
Les collectivités montrent la voie
L’après-midi a donné la parole aux élus et aux services techniques. Ancienne ferme devenue école en terre-chanvre à Bellignies, crèche passive bois-paille à Moreuil, écoles isolées en biosourcé à Loos-en-Gohelle, objectif de 30 % de biosourcés dans les opérations de l’agglomération de Lens-Liévin : les résultats sont mesurés. À Loos-en-Gohelle, le parc communal affiche déjà −49 % de consommation, au-delà de l’objectif 2030 du décret tertiaire.
Sécurité incendie : un cadre national enfin posé
La journée s’est conclue sur la réglementation incendie avec Fibois. L’arrêté du 19 février 2026 met fin au « tout incombustible » dans les ERP et remplace les doctrines locales par un cadre national. Il s’appliquera aux demandes d’autorisation déposées à partir du 1er juin 2027.
Et aussi, les pitchs Build Value
La journée a aussi accueilli le pitch des Build Value Awards (programme Interreg Build Value), des stands exposants, la visite de Baticité et l’exposition « Hors-site mais pas hors-sol ». Pendant les pauses, Construire en Chanvre, le Collectif Paille Hauts-de-France et le RFCP, le Collectif Terre Crue Hauts-de-France et Asterre ont présenté l’actualité de leurs filières.
Merci à tous les intervenants et participants, ainsi qu’à nos partenaires : l’État, l’ADEME, la Région Hauts-de-France, Interreg Build Value et Fibois Hauts-de-France.
Pour aller plus loin
