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Retour sur la 3ème édition des Rencontres Régionales du Réemploi et du Recyclage dans le bâtiment

Article publié le : 19 décembre 2023

Le CD2E, centre de ressources du bâtiment durable des Hauts-de-France, soutient le développement de l’économie circulaire par une activité de conseil, d’animation de réseaux et de formation auprès des acteurs œuvrant pour le réemploi et le recyclage. Avec le soutien de l’ADEME et de la Région Hauts-de-France, l’association a organisé et animé la 3ème édition des Rencontres Régionales du Réemploi et du Recyclage dans le bâtiment, qui a eu lieu le 14 novembre 2023.

Le réemploi et le recyclage rassemblent toujours plus !

Au sein de l’Hôtel de Région, une fois encore, ces Rencontres Régionales ont rassemblé des profils professionnels variés curieux d’en savoir plus sur le réemploi, le recyclage et d’autres aspects de l’économie circulaire.

Cette année, la journée a rassemblé plus de 190 experts au profils variés : entreprises, associations, architectes, techniciens et décideurs publics.

Au programme de la journée : Actualités liées à loi AGEC, à la plateforme PEMD (Produits-Equipements-Matériaux-Déchets) et à la REP PMCB (Responsabilité Elargie du Producteur des Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment), rencontres et démarches d’éco-organismes, mise en exergue des défis des filières de réemploi, solutions de revalorisation des matériaux du bâtiment et urbanisme circulaire autour de « la ville de demain ». 

Rétrospective du déroulement de cette journée !

Un discours d’ouverture en trois temps

Benoît Loison, Président du CD2E et Président de la FFB 59-62, Frédéric Motte, Conseiller régional délégué à la transformation de l’économie régionale et Président de Rev3 et Marie Tison, Coordinatrice du pôle Economie circulaire de l’ADEME Hauts-de-France se sont exprimés au démarrage de la journée, pour rappeler que le secteur du bâtiment se mobilise déjà pour opérer sa transition écologique, et que le chemin à parcourir est encore long mais prometteur.

Loi AGEC : quelles nouveautés pour le secteur du bâtiment ?

En quoi consiste la plateforme PEMD (Produits-Equipements-Matériaux-Déchets) et quel bilan dresser du déploiement de la REP PMCB (Responsabilité Elargie du Producteur des Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment) ?

 

  • Camille Golhen, Responsable de la division Economie Circulaire et analyse des filières (CSTB)
  • Benoît Planchard, Responsable des relations institutionnelles (Ecominero) et Représentant (OCAB
 
 

Pour commencer, C. Golhen du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), s’est s’exprimé sur le diagnostic PEMD et la plateforme associée.

L’article 51 de la loi AGEC met en place une révision du diagnostic déchets avant démolition qui préexistait depuis 2011. Aujourd’hui, ce diagnostic « déchets » s’est transformé en un diagnostic PEMD : « produits, équipements, matériaux, déchets », désormais obligatoire avant toute démolition ou rénovation significative, c’est-à-dire celles dont la surface cumulée de plancher de l’ensemble des bâtiments dépasse 1000 m². Le diagnostic PEMD sera fait au début de la phase de conception. Le formulaire de récolement (cerfa) devra être transmis au plus tard 90 jours après l’achèvement des travaux.

La plateforme PEMD prend donc le relais de l’ancienne plateforme de l’ADEME. Elle se destine évidemment aux maîtres d’ouvrage, mais aussi aux acteurs du bâtiment et de la valorisation, et bien entendu au ministère et à l’ADEME. Celle-ci a plusieurs fonctionnalités :

  • Permettre aux maîtres d’ouvrage de respecter leurs obligations ;
  • Mettre en visibilité, en amont de la phase chantier, les PEMD qui seront générés afin de mobiliser au plus tôt les filières de valorisation ;
  • Organiser un retour d’information auprès des maîtres d’ouvrage, pour qu’il y ait un intérêt direct à renseigner les diagnostics sur la plateforme ;
  • Créer les conditions pour que la puissance publique puisse contrôler la bonne application de la règlementation.

Prochaine étape prévue : une version 2 de la plateforme, opérationnelle en avril 2024.

 

Par la suite, B. Planchard, au nom de l’OCAB (Organisme Coordonnateur Agréé pour le Bâtiment) a fourni des explications sur les prochaines étapes de la mise en place progressive des filières REP.

L’OCAB est une SAS regroupant les 4 éco-organismes du bâtiment (Ecomaison, Ecominéro, Valdélia et Valobat) qui vise à assurer l’équilibrage de la filière REP et à porter des sujets d’intérêt commun comme le déploiement du maillage dans les territoires. La mise en place de ce maillage passe par une identification de tous les points de reprise de déchets : négoces, distributeurs, déchetteries professionnelles, déchetteries publiques. La cartographie du réseau s’étoffera progressivement jusqu’en 2024. Bon à savoir : un contrat unique est mis en place pour toutes les collectivités, quel que soit son éco-organisme partenaire. Un portail spécifique dédié est disponible sur le site de l’OCAB pour ces dernières.

Enfin, les trois éco-organismes présents ont exposé brièvement les actions mises en place en faveur du réemploi et du recyclage. R. Ryszka d’Ecomaison, E. Combileau d’Ecominero et M. Gourcuff de Valobat ont ainsi conclu la première conférence en attestant du dynamisme des éco-organismes au service des filières du réemploi et du recyclage (retrouvez le détail dans leurs supports de présentation).

Actualités, projets et démarches spécifiques à 3 éco-organismes

  • Rafal Ryszka, Responsable du développement des solutions opérationnelles (Ecomaison)
  • Elodie Combileau, Cheffe de projet réemploi matériaux inertes (Ecominero)
  • Marianne Gourcuff, Animatrice réemploi (Valobat)

Explication des avancées et des enjeux liés au étapes clefs d’une filière de réemploi : dépose, logistique, repose avec garanties.

Explicitation des avancées et des enjeux clefs liés à chaque étape

Dépose sélective, logistique, repose, garanties… 

 

En deuxième partie de matinée, une table ronde a réuni un ensemble d’experts aux profils variés, qui ont fait part à l’assemblée de leur vision et leurs explications éclairantes sur le réemploi.

J.-B. Duran, fondateur et gérant de la société Réempro, a d’abord explicité les avantages indéniables du réemploi : diminution de la consommation d’énergie, réduction des déchets et des émissions de gaz à effet de serre, valorisation de stocks dépréciés, amélioration du pouvoir d’achat, emploi et approvisionnements locaux, etc. L’entreprise propose des solutions de réemploi clé en main pour l’industrie, le tertiaire, les collectivités, et d’autres opérateurs ayant des projets liés au bâtiment. La déconstruction sélective peut être vue à travers 4 étapes majeures : évaluation des équipements à réemployer (notamment grâce au diagnostics PEMD et Ressources), reconditionnement, recherche d’exutoires et logistique.

Par ailleurs, R. Tournois, représentant de Socabat du groupe SMA BTP, a précisé que dans la plupart des cas, le réemploi procède de techniques non courantes (TNC), ce qui ne signifie pas non assurables pour autant ! Evidemment, il est nécessaire de saisir l’assureur au plus tôt lors d’un projet qui comporte du réemploi, afin d’étudier le dossier et d’étendre les garanties aux procédés de TNC. La qualification des produits de seconde main n’est pas encore normée ni encadrée à ce jour. Néanmoins, il est primordial d’attester que les produits répondent à des exigences performancielles.  A ce jour, la qualification peut être réalisée, selon les cas, par la plateforme de distribution, par un tiers missionné par une des parties de l’opération, par membre salarié d’un des intervenants, par l’artisan lui-même, ou même par le diagnostiqueur en complément de sa mission initiale. Le projet de recherche SPIROU (Sécuriser les Pratiques Innovantes de Réemploi via une Offre Unifiée), financé par l’ADEME et visant à sécuriser les pratiques de réemploi dans le bâtiment, est en cours.

Enfin, F. Denise, S. Pottier et P. Bouysset, faisant partie de l’association PERMaC, ont fait connaître au public des Hauts-de-France leur projet de création du Hangar Zéro, localisé au Havre en Seine-Maritime. Il s’agit d’un projet ambitieux de mise en place d’un espace de partage et d’expérimentation : ce Hangar Zéro a vocation à devenir un laboratoire d’expériences testant et illustrant le remploi sous toutes ses facettes. Il s’agit de montrer que le modèle peut fonctionner avec relativement peu de moyens. Le Hangar Zéro est en construction depuis 2019 et ouvert à tous pour participer aux chantiers ou ateliers (terre, cloison de réemploi, etc.), ou simplement profiter des activités proposées : restaurant, bar, concerts, conférences… Une variété d’acteurs du réemploi participera à la gouvernance de la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) qui gérera ce tiers-lieu hybride et solidaire, et dont la création est prévue pour 2024.

L’ensemble des locuteurs de cette table ronde s’est retrouvé sur un même maître mot auquel fait écho la pratique du réemploi : le bon sens !

Retours d’expérience, présentation de projets inspirants et témoignages d’acteurs engagés dans le recyclage

Retours d’expérience, présentation de projets inspirants et témoignages d’acteurs engagés dans le recyclage

L’après-midi a démarré par une table portant sur le recyclage, rassemblant institutions, fédérations et entreprises ayant mené des projets ambitieux de recyclage.

Après un rappel des enjeux clefs inhérents au recyclage par F. Humbert de l’ADEME, E. Fromentin a exprimé la voix de l’UNICEM Hauts-de-France en identifiant là où se situent les marges de progression pour augmenter les performances du recyclage. Les déchets inertes du BTP (93,5% des déchets produits par le secteur) ont représenté en 2021 15,6 Mt de déchets en Hauts-de-France. 4,1 Mt ont été réemployées ou réutilisées. C’est encourageant, mais il est bien sûr possible de faire mieux. E. Fromentin a identifié qu’une marge de progression, relativement accessible, réside dans les déchets inertes qui partent des chantiers (à l’exclusion des terres non polluées qui peuvent servir pour le réaménagement de carrières). En effet, à ce niveau-là, le taux de recyclage n’est que de 75% par rapport au potentiel identifié. Il semble envisageable d’atteindre les 90% à court terme, en œuvrant collectivement par l’intermédiaire de plusieurs leviers : lutte contre les dépôts illicites, amélioration du suivi et de la traçabilité, optimisation de l’utilisation des granulats recyclés (par exemple grâce à un label dédié), etc.

Groupe familial créé en 2011 et basé en Alsace, l’entreprise Ritleng Revalorisations, représentée par J.-L. Ritleng et accompagnée par A. Kieber de Transitions21, mène un projet d’implantation de centre de recyclage de déchets de plâtre complexes à Auneuil dans l’Oise. De fait, le cahier des charges d’acceptation de déchets de plâtre est le plus ouvert du marché. Dans leur nouveau site, l’objectif est, à terme, de récolter jusqu’à 150 000 t de déchets pour être en mesure de fournir 135 000 t de gypse recyclé. Le site est bien sûr pensé dans une logique environnementale la plus vertueuse possible : consommation sobre en électricité (10,8 kWh par tonne de déchets traitée), proximité avec les bassins de collecte, pas de consommation d’eau spécifique.

Le groupe Vilbert, quant à lui, développe un Centre de surtri, de préparation et de revalorisation de matières à Beauval, dans la Somme. Créée en 2017 dans le but d’exploiter le site de Beauval, point de maillage de la REP bâtiment, la société Vilbert 2 AS a signé deux contrats avec Valobat et Ecominéro. Afin d’aller encore plus loin dans la démarche de recyclage, D. Lerasle de Cerfrance qui a accompagné le projet, indique que le site est développé de manière à assurer une production de matières premières de recyclage, par un exercice de surtri et de préparation des matières. Le centre est spécialisé notamment dans le traitement des verres et déchets minéraux : démantèlement de menuiseries pour séparer le verre des huisseries, déchiquetage des fibres de verre, recyclage de fines en vue de refabriquer du plâtre, etc. Pour s’approvisionner, le site est en lien avec un ensemble de partenaires locaux. Par exemple, la communauté de communes du Territoire Nord Picardie se positionne pour lui fournir l’ensemble des déchets revalorisables après surtri. Capacité de préparation de démantèlement de menuiseries : 10 t hebdomadaires, pour une préparation de calcin à base de fibres recyclées de 100 t par jour.

En outre, S. Bailly, représentant du Relais Métisse, a évoqué les enjeux et le fonctionnement de l’activité de ce réseau d’entreprises membre d’Emmaüs France, qui collecte 152 000 t de vêtements en France et à l’étranger, afin de les recycler, en l’occurrence pour fabriquer un isolant écologique appelé Métisse. En Hauts-de-France, près de 22 000 t sont collectées annuellement, à travers l’activité de 6 centres et 900 salariés.

Bailly souligne le fait que, malgré l’écocontribution versée au éco-organismes, les fabricants d’éco-matériaux ont besoin de davantage de soutien (p. ex. financement en phase de R&D ou de tests…) pour progresser dans la gestion de la fin de vie de leurs produits et leur valorisation. En effet, la mise en place de la REP bâtiment est encore récente et, faute de filière de valorisation en place, il n’existe pas de site adéquat pour valoriser la matière.

Pour l’isolant Métisse et les matériaux biosourcés, les perspectives de valorisation sont prometteuses : recyclage en matériaux neufs, en compost, en carburant, valorisation énergétique des poussières, usages en plasturgie, réutilisation dans le secteur routier, etc.

Grâce à tous les piliers de l’économie circulaire, sur quels atouts le secteur du bâtiment peut-il s’appuyer ?

  • Lucien Luthon, Consultant réemploi recyclage (CD2E)

Ecoconception :

  • Jacques Chevalier, Coordinateur (INIES
  • Léo Ben Amor, ingénieur recherche et expertise (CSTB)

Ecologie industrielle et territoriale (EIT) :

  • Lionel Bruyche, Responsable territorial, association (Ecopal)

Ecologie industrielle et territoriale :

Economie de la fonctionnalité et de la coopération :

  • Sébastien Boucq, Ingénieur, géographe, administrateur (Club Noé)

La dernière conférence de la journée a mis en exergue d’autres piliers de l’économie circulaire complémentaires au réemploi et au recyclage et axés sur la modification de l’offre : éco-conception, écologie industrielle et territoriale (EIT) et économie de la fonctionnalité. Ces piliers sont tous mobilisables au même titre, par exemple dans le cadre approche englobante relevant de l’urbanisme circulaire.

L’éco-conception et une démarche qui vise à réduire l’impact environnemental d’un bien ou d’un service dès sa phase de conception, tout en conservant ses fonctionnalités et ses performances. Elle peut être pensée à échelle d’un produit, d’un système constructif ou d’un bâtiment.

  1. Chevalier, coordinateur INIES, a commencé par exposer le fonctionnement d’INIES et les services associés. INIES, base référençant les données environnementales et sanitaires de référence pour le bâtiment, est gérée par une gouvernance collective ; elle comprend à la fois une base de données et un programme d’actions. Cet organisme fournit notamment les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) pour les produits de construction, basées sur des Informations sur le Cycle de Vie (ICV) couvrant les impacts environnementaux de l’ensemble de la production des composants destinés au bâtiment. INIES rassemble à ce jour plus de 350 déclarants. L’information est accessible librement sur www.inies.fr.

Dans la continuité du propos de J. Chevalier, L. Ben Amor du CSTB a présenté deux outils d’analyse de la circularité des bâtiments. D’une part, l’outil Ecoscale permet de calculer 4 indicateurs de circularité pour un couple « produit / usage » défini (par l’intermédiaire d’une note de A à E) : caractérisation des matières entrantes dans le produit, recyclabilité, démontabilité et réemployabilité. L’outil EC2, quant à lui, connecté au webservice de la base INIES, fournit une aide à l’évaluation de la circularité d’un bâtiment, en proposant une interface ergonomique pour l’usager (comportant rappel des hypothèses, diagrammes, tableaux d’indicateurs…).

De plus, l’EIT désigne le déploiement de synergies entre acteurs économiques dont les complémentarités vont permettre la coopération, et ainsi optimiser l’usage des ressources nécessaires à leurs activités. Ecopal est une association dunkerquoise spécialisé en la matière. Exemple de synergie qui nous a été détaillé par L. Bruyche d’Ecopal : les anas de lin produits par une coopérative sont utilisés dans d’autres secteurs, pour le chauffage, la fabrication de blocs de béton et la confection de gobelets biosourcés.

  1. Van de Kerckhove, représentant de la Direction Rev3 de la Région Hauts-de-France, a ensuite expliqué les tenants et aboutissants du lancement de la stratégie régionale d’EIT. Notre Région a en effet rejoint le réseau national Synapse et débute officiellement la création d’un réseau consacré à l’EIT, qui s’appuiera sur une plateforme dédiée et qui se réunira plusieurs fois par an au travers de rencontres, de groupes de travail et autres événements. Copiloté par la Région et l’ADEME, ce réseau favorisera la coopération entre acteurs de l’EIT en vue de créer une dynamique d’ampleur régionale.

Enfin, S. Boucq, administrateur du Club Noé, a défini l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC). L’EFC est un nouveau modèle économique dans lequel tout est mis en œuvre pour que la valeur d’un service prime sur la valeur matérielle afférente, et ainsi découpler la création de valeur (et in fine le bien-être généré par nos activités économiques) de la consommation de matières premières et de ressources naturelles. Pour avoir des exemples sur la façon dont cette démarche peut trouver des applications dans le secteur du bâtiment, il vous est possible de consulter les témoignages d’un architecte cherchant à limiter les constructions pour vendre des usages.

Clôture de la journée

Frédérique Seels, Directrice du CD2E, a conclu cette journée avec des constats encourageants issus de l’observation des transformations progressives de l’économie régionale : la dépose soignée se déploie, notamment par des filières relevant de l’économie sociale et solidaire, des entreprises spécialistes du réemploi voient le jour et se perfectionnent, l’offre en produits et matériaux de seconde main ou issus du recyclage s’organise et les chantiers inscrits dans une démarche d’économie circulaire ambitieuse se multiplient. Evidemment, les nouvelles réglementations liées à la loi AGEC ou à la RE2020 devraient logiquement permettre à ces tendances de se poursuivre et de se consolider dans les temps à venir.

La journée en images et en vidéos !

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